Une semaine à New York

par | Nov 16, 2018 | Ameriques, New York

Prochain arrêt Miami !

Le bus rigole. Le chauffeur a prononcé ça avec une voix paillarde de Porto-Ricain à moustache.

Mais ici, c’est New York.

I want to wake up, In that city that doesn’t sleep.

New York partage quelque chose avec Paris : On a toujours l’impression d’y revenir, mais jamais de la découvrir. Le cinéma, l’art, la littérature et le musique ont fait de la capitale culturelle et diplomatique de l’humanité une présence familière. On a tous tutoyé son béton. En lisant Hubert Shelbi, Dos Pasos, Burroughs, Kerouac, Miller, C Clark. En regardant Stanley, Woody, Daren, Francis Ford, Martin. En fredonnant Lou Reed, ODB, Method, Immortal, les Pogues, Patty Smith, Guru.

New York. À mi-chemin entre la petite amie imaginaire et la sensation de déjà-vu.

Oui, je n’ai pas été long à te tutoyer ma grosse pomme.

A night in Brooklyn

Changement de programme : Je n’ai pas été « sélectionné » pour la roof-party select des couch-surfeurs péteux de New York. Pas grave, j’improviserai au hasard de Brooklyn.

The last dive bar in Manhattan

Il fait terriblement chaud et moite. Je suis perdu sur la 9e. Mon smartphone renifle les effluves digitaux qu’embaument commerces et habitations proches, l’antenne en l’air. Il cherche un réseau WiFi sous le zénith. Il faut consommer pour se connecter. Et je n’ai pas faim. Ni envie de boire un de ces expressos new-yorkais. Pourquoi pas une bière bien fraîche ?

Le clochard-poète d’Alphabet-City

L’art moderne est-il la fleur du mal qui pousse sur le cadavre de la ville populaire? Peut-on critiquer un système dont on profite? Fennec n’a pas de réponse à cette question, juste une histoire de plus.

Summer in the city

Un bout de ville stérile et castré borde le parc le plus célèbre du monde. Pas de restaurants, de bars, de cafés, de magasins, pas d’enfants qui jouent. Les vigiles gardent les immeubles immaculés. Nulle part où s’asseoir. Des kilomètres de silence bitumé, et de solitude urbaine. Le stade ultime de la gentrification, la ville figée, purgée du chaos, du mouvement, du désordre. Un musée trop propre.

Broadway, Manhattan

Mon voisin me regarde comme si j’étais l’idiot du village… Je jurerais qu’Al Pacino m’a entendu. Et qu’il a souri entre ses deux cerbères du NYPD. Peut-être qu’à chaque fois qu’il va à Penn Station un demeuré comme moi hurle qu’il l’a adoré dans Taxi Driver ou dans le Parrain. Scarface est vite placé à l’abri pour éviter l’émeute dans la gare.

Une semaine à New York

New York partage quelque chose avec Paris : On a toujours l’impression d’y revenir, mais jamais de la découvrir. Le cinéma, l’art, la littérature et le musique ont fait de la capitale culturelle et diplomatique de l’humanité une présence familière. On a tous tutoyé son béton. En lisant Hubert Shelbi, Dos Pasos, Burroughs, Kerouac, Miller, C Clark. En regardant Stanley, Woody, Daren, Francis Ford, Martin. En fredonnant Lou Reed, ODB, Method, Immortal, les Pogues, Patty Smith, Guru.
New York. À mi-chemin entre la petite amie imaginaire et la sensation de déjà-vu.